Une Québécoise visée par une plainte disciplinaire pour avoir offert du counseling chrétien à des couples

Maryse Gaudet-Lebrun (avec l’aimable autorisation de Maryse Gaudet-Lebrun)
Maryse Gaudet-Lebrun (avec l’aimable autorisation de Maryse Gaudet-Lebrun)

Une Québécoise visée par une plainte disciplinaire pour avoir offert du counseling chrétien à des couples

Maryse Gaudet-Lebrun (avec l’aimable autorisation de Maryse Gaudet-Lebrun)
Maryse Gaudet-Lebrun (avec l’aimable autorisation de Maryse Gaudet-Lebrun)

MONTRÉAL (QC) : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats financés par le CJCL assistent Mme Maryse Gaudet-Lebrun, une sexologue québécoise faisant l’objet de procédures disciplinaires après avoir offert des services de counseling intégrant sa foi chrétienne à sa pratique professionnelle.

Mme Gaudet-Lebrun détient une maîtrise en sexologie, un certificat en travail social ainsi qu’un baccalauréat en sciences de la santé. Elle est également membre en règle de l’Ordre des sexologues du Québec, l’organisme professionnel qui encadre les sexologues autorisés dans la province. Un sexologue est un professionnel formé pour aider les individus et les couples à surmonter des difficultés liées aux relations, à l’intimité et à la sexualité par le biais de conseils et d’accompagnement.

Mme Gaudet-Lebrun s’identifie ouvertement comme chrétienne et dessert principalement une clientèle partageant sa foi. Par l’entremise de sa pratique privée, elle a cherché à offrir un accompagnement à des couples chrétiens souhaitant recevoir des conseils conformes à la fois aux normes professionnelles et à leurs convictions religieuses.

Le 23 décembre 2025, Mme Gaudet-Lebrun a été formellement visée par une plainte alléguant des manquements au code de déontologie. La plainte vise notamment des contenus vidéo diffusés sur son site web, dans lesquels elle aborde la sexualité en lien avec des enseignements chrétiens, la prière et des principes bibliques. Elle lui reproche également d’avoir promu la sexualité hétérosexuelle dans le cadre du mariage et d’avoir intégré une approche spirituelle à sa pratique.

L’avocat constitutionnel Olivier Séguin a déclaré : « Le contrôle de la société par les ordres professionnels constitue un enjeu pressant partout au Canada. Au Québec, il y a un risque d’exclure toute manifestation religieuse de la relation professionnelle entre un praticien et un client partageant les mêmes convictions. »

Mme Gaudet-Lebrun a affirmé : « La réception de cette plainte m’a profondément ébranlée. Je n’aurais jamais imaginé être accusée alors que je cherchais simplement à faire le bien et à aider les autres. Le soutien du CJLC s’est avéré une véritable réponse à mes prières. »

Cette affaire soulève des questions plus larges concernant la liberté de religion, la liberté de conscience et la capacité des organismes de réglementation professionnelle à sanctionner leurs membres pour avoir servi pacifiquement des clients d’une manière conforme à des convictions religieuses partagées.

Les prochaines étapes comprennent la réception du rapport d’expert du poursuivant, après quoi la défense entend demander des précisions sur les allégations, déposer ses observations et se préparer à une audience disciplinaire.

Le CJLC est le principal organisme canadien de défense des libertés civiles, engagé dans la protection des libertés fondamentales, tant devant les tribunaux que dans l’espace public. Fondé en 2010, le CJLC finance des avocats partout au pays, dépend entièrement de dons volontaires pour mener sa mission et émet des reçus fiscaux officiels à ses donateurs.

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