Police absente lors d’une manifestation violente : des documents exigés

Université de Winnipeg (avec l’aimable autorisation de JHVEPhoto)
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Police absente lors d’une manifestation violente : des documents exigés

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WINNIPEG, MB : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats financés par le CJLC demandent des dossiers du Service de police de Winnipeg concernant une altercation violente survenue à l’Université de Winnipeg le 26 septembre 2025. Ces dossiers sont demandés au nom d’un professeur qui conteste la décision de l’organisme manitobain de surveillance de la police de ne pas enquêter sur sa plainte visant la réponse policière à l’incident.

L’identité du professeur est gardée confidentielle pour des raisons de protection de la vie privée. Il sera désigné sous le nom de David Martin.

La plainte découle de la présence de M. Martin à un exercice de Spectrum Street Epistemology à l’Université de Winnipeg, où des membres du public étaient invités à réfléchir aux fondements de leurs opinions sur des sujets controversés, notamment à la question de savoir si le « négationnisme des pensionnats » constitue un obstacle à la réconciliation. Un groupe opposé à l’exercice et à la participation de la Dre Frances Widdowson, politologue et ancienne professeure de l’Université Mount Royal ayant beaucoup écrit sur les politiques autochtones et les pensionnats, était également présent, et une altercation violente s’est produite.

Selon la plainte, au moins huit appels ont été faits au Service de police de Winnipeg entre environ 14 h et 15 h 30, mais aucun policier ne s’est présenté sur les lieux. M. Martin est parti vers 17 h. Il a ensuite déposé une plainte soutenant que des membres du Service de police de Winnipeg étaient au courant de l’exercice, mais avaient choisi de ne pas s’y rendre malgré leur déploiement. M. Martin affirme que cela constituait un abus de pouvoir par traitement différentiel fondé sur des convictions ou activités politiques.

Le commissaire de la Law Enforcement Review Agency a conclu que l’affaire relevait de la qualité du service et échappait au champ d’application de The Law Enforcement Review Act. Aucune enquête n’a été menée. M. Martin a demandé la révision de la décision du commissaire et cherche maintenant à obtenir la divulgation des dossiers policiers comme étape préliminaire de cette révision.

Les demandes visant ces dossiers policiers ont déjà été refusées à deux reprises, d’abord le 22 octobre 2025, puis le 19 juin 2026. La plainte de M. Martin indique que plusieurs témoins ont appelé la police pendant l’altercation et qu’un répartiteur a affirmé qu’une voiture de police serait envoyée « bientôt ». Les dossiers maintenant demandés pourraient fournir des renseignements importants sur la façon dont le Service de police de Winnipeg a répondu à ces appels et sur les raisons pour lesquelles aucun policier ne s’est présenté sur les lieux.

Les avocats financés par le CJLC soutiennent que les dossiers demandés sont pertinents et nécessaires pour déterminer si les agents dépêchés à l’Université de Winnipeg ont commis un abus de pouvoir.

« L’équité procédurale existe pour que les résultats d’une enquête ou d’une décision quasi judiciaire puissent être invoqués de façon juste et en toute confiance; sans elle, la fonction de recherche de la vérité du processus de plainte est compromise », a déclaré l’avocate constitutionnaliste Michelle Nguyen.

Une fois tranchée la question de la divulgation, la révision de la décision du commissaire de ne pas donner suite à la plainte devrait être entendue.

Le CJLC est le principal organisme canadien défendant les droits fondamentaux et les libertés constitutionnelles devant les tribunaux et sur la place publique. Fondé en 2010, le CJLC finance des avocats partout au Canada, dépend entièrement des dons des citoyens pour mener sa mission et délivre des reçus fiscaux officiels aux donateurs.

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