VICTORIA, C.-B. : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que les poursuites pour intrusion intentées contre l’universitaire canadienne Dre Frances Widdowson à la suite de son arrestation en décembre 2025 à l’Université de Victoria (UVic) ont été abandonnées.
La Dre Widdowson a été arrêtée et a reçu un constat d’infraction pour intrusion le 2 décembre 2025 après s’être rendue à l’UVic en compagnie de la cheffe de OneBC, Dallas Brodie, afin de discuter avec des membres de la communauté universitaire des allégations controversées concernant la découverte de tombes anonymes à Kamloops.
Avant sa visite sur le campus, l’UVic avait informé la Dre Widdowson et Mme Brodie qu’elles n’étaient pas autorisées à se rendre sur les terrains de l’université pour y prendre la parole en public. L’université avait également publié des déclarations s’opposant à leur présence prévue sur le campus.
À son arrivée, la Dre Widdowson s’est retrouvée devant une importante manifestation près de la fontaine Petch, où elle avait l’intention de s’exprimer. Après des échanges avec le service de sécurité de l’UVic et des policiers de Saanich, un avis d’intrusion lui a été remis. Comme elle a refusé de quitter les lieux, elle a été arrêtée, détenue pendant environ deux heures et accusée en vertu de la Trespass Act de la Colombie-Britannique.
L’avocat constitutionnaliste Chris Fleury a déclaré : « L’abandon des poursuites met fin au dossier criminel, mais laisse sans réponse plusieurs questions juridiques importantes qui devaient être examinées dans le cadre de cette affaire. »
« L’abandon des poursuites concerne uniquement les procédures découlant de l’allégation d’intrusion intentées par le service de police de Saanich. Il ne tranche pas la question de savoir si la Dre Widdowson est autorisée à retourner sur le campus de l’UVic », a-t-il ajouté.
L’UVic n’était pas partie aux procédures maintenant abandonnées. La Dre Widdowson avait auparavant reçu un avertissement écrit en vertu de la législation provinciale sur l’intrusion et pourrait faire l’objet de nouvelles mesures d’application de la loi si elle retourne sur le campus.
Selon l’équipe juridique de la Dre Widdowson, l’une des principales questions qui demeurent sans réponse est celle de savoir si la Charte canadienne des droits et libertés s’applique aux universités de la Colombie-Britannique. En raison de l’abandon des poursuites, cette question ne sera pas tranchée dans cette affaire.
Le CJLC est le principal organisme canadien voué à la défense des droits et libertés fondamentaux tant devant les tribunaux que dans le débat public. Fondé en 2010, le CJLC finance des avocats partout au Canada, exerce ses activités exclusivement grâce aux dons de citoyens comme vous et délivre des reçus fiscaux officiels.
