Les Canadiens — y compris les juges — ont été corrompus par la peur entretenue par les médias

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Virus Covid (Avec l’aimable autorisation de Production Perig)

Les Canadiens — y compris les juges — ont été corrompus par la peur entretenue par les médias

Virus Covid (Avec l’aimable autorisation de Production Perig)
Virus Covid (Avec l’aimable autorisation de Production Perig)

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Il y a six ans, à la mi-mars 2020, les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada ont commencé à restreindre nos libertés garanties par la Charte : liberté d’association, de conscience, de religion, de réunion pacifique, de circulation et de déplacement.

La plupart des Canadiens, moi y compris, ont appuyé le confinement temporaire de « deux semaines pour aplatir la courbe ». On le présentait comme une mesure nécessaire pour ralentir temporairement la propagation du virus et éviter la surcharge des hôpitaux. Tout le monde comprenait qu’il était impossible d’empêcher un virus de se propager à l’ensemble de la société. Aucun politicien ni responsable de la santé publique n’appelait à une vaine tentative d’arrêter complètement la propagation.

Malheureusement, les « deux semaines pour aplatir la courbe » se sont transformées en années de confinements et de politiques de vaccination obligatoire, en raison des affirmations largement exagérées du professeur Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres.

Ferguson affirmait que la COVID ferait autant de morts que la grippe espagnole de 1918. Ses modélisations informatiques et ses scénarios alarmistes évoquant des dizaines de millions de décès ont été démentis dès mai 2020, soit à peine deux mois après le début de l’expérience des confinements. Pourtant, sous l’effet d’un bombardement médiatique constant — quotidien et même horaire — les Canadiens sont demeurés terrifiés par la COVID tout au long de 2020, de 2021 et jusqu’en 2022. Convaincus que le virus représentait une menace grave pour tous, ils étaient prêts à tout pour se protéger et protéger leurs proches. Ainsi, la majorité des citoyens se sont conformés à des mesures sanitaires qui violaient clairement les droits et libertés garantis par la Charte — ce que les gouvernements eux-mêmes ont reconnu devant les tribunaux dans les contestations visant les confinements.

La CBC, Global, CTV et d’autres médias financés par les contribuables ont largement ignoré les effets néfastes des confinements, préférant maintenir la population dans la peur avec des rapports constants sur le nombre élevé de « cas » et de « décès liés à la COVID ».

Aucun média financé par l’État n’a expliqué aux Canadiens que les tests PCR (réaction en chaîne par polymérase) ne font que détecter des fragments du virus présents dans le corps. Les tests PCR ne diagnostiquent pas une maladie. Leur résultat dépend du nombre de cycles utilisés pour amplifier un échantillon viral minuscule. Les médias n’ont pas non plus rapporté que les gouvernements provinciaux utilisaient des tests PCR avec 40 cycles ou plus, ce qui a généré d’énormes quantités de soi-disant « cas » de COVID, entretenant une peur permanente. Le litige Gateway c. Manitoba a révélé qu’au moins 40 % des « cas » allégués par le gouvernement concernaient des personnes qui n’étaient pas malades de la COVID.

Il n’y a pas eu de véritable journalisme d’enquête. Les journalistes financés par l’État ont accepté le récit gouvernemental comme un fait établi, sans poser de questions. Les affirmations des politiciens concernant les « cas » et les décès ont été répétées comme des vérités incontestables.

Les médias n’ont pas non plus rapporté que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait modifié, en avril 2020, son protocole de classification des causes de décès. Ce changement a produit des chiffres élevés de « décès liés à la COVID », largement supérieurs aux décès annuels liés à la grippe des années précédentes, donnant l’impression que la COVID était exceptionnellement meurtrière. Les gouvernements provinciaux ont utilisé à la fois les tests PCR et ce nouveau protocole de l’OMS pour diffuser des chiffres très trompeurs sur les « cas » et les décès.

Terrifiés par ce climat de peur alimenté par les médias, de nombreux Canadiens ont prêté peu d’attention aux conséquences majeures des confinements : détérioration de la santé mentale; explosion des décès par surdose d’opioïdes; annulation de centaines de milliers d’interventions médicales et d’examens diagnostiques nécessaires; augmentation des décès liés aux maladies du foie, au diabète et aux maladies hypertensives; hausse marquée des décès chez les moins de 45 ans sans lien avec la COVID; augmentation de l’aide médicale à mourir; hausse des homicides, du vol d’identité, de la fraude et de l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne; chômage et faillites; et explosion de la dette publique, qui devra être remboursée par nos enfants et petits-enfants.

Les médias n’ont pas signalé que le cancer, les maladies cardiaques et les AVC demeuraient les principales causes de décès au Canada, pendant toute la période des confinements et des passeports vaccinaux. Ils ont uniquement rapporté les décès liés à la COVID.

Les médias financés par l’État n’ont pas non plus mentionné que la COVID était moins mortelle que la grippe asiatique de 1957 et la grippe de Hong Kong de 1968. En proportion de la population mondiale, chacune de ces pandémies a fait plus de morts que la COVID. Pourtant, un juge canadien a affirmé dans un jugement que la COVID constituait « la pire pandémie mondiale en plus d’un siècle ». Il s’agissait d’une affirmation fausse, reprise de la CBC ou d’autres médias financés par l’État, et non étayée par les preuves présentées devant le tribunal.

Les juges canadiens, comme la majorité de leurs concitoyens, ont eux aussi été influencés par la peur. La Charte canadienne des droits et libertés exige que les gouvernements démontrent, de manière convaincante, que toute mesure sanitaire, obligation vaccinale ou loi violant une liberté fondamentale est justifiée. Il incombe au gouvernement de prouver que ses mesures produisent plus de bien que de mal. Or, au lieu d’imposer ce haut standard, les juges ont abaissé le seuil d’exigence, ignoré les preuves des effets néfastes des confinements et intégré le récit médiatique dans leurs décisions.

Par exemple, le rapport d’expert du Dr Kevin Bardosh, qui démontrait de manière convaincante les effets nocifs des confinements, a été complètement ignoré par le juge Joseph Callaghan dans sa décision de 2023 favorable aux confinements. De même, un juge du Manitoba a rendu une décision pro-confinement en ignorant entièrement le rapport du Dr Joel Kettner, ancien directeur de la santé publique du Manitoba, lequel démolissait la position du gouvernement. Le juge aurait pu expliquer pourquoi il rejetait ces conclusions — mais il ne l’a pas fait. Il a simplement fait comme si ce rapport n’existait pas.

Certains juges canadiens sont même allés jusqu’à renoncer à leur devoir fondamental d’évaluer la preuve, en déclarant ouvertement qu’ils n’étaient « ni équipés ni enclins à trancher les débats scientifiques entourant la COVID-19 ». Seule la peur peut pousser un professionnel autrement compétent à s’auto-disqualifier publiquement et à abandonner sa responsabilité de juger des questions scientifiques.

La peur altère notre jugement, nous aveugle face aux faits et nous pousse à une obéissance aveugle. Elle explique pourquoi tant de Canadiens ont accepté sans réfléchir des politiques absurdes et nuisibles, dépourvues de fondement scientifique. Elle explique aussi pourquoi les juges ont toléré les violations des droits garantis par la Charte.

Mais la peur n’est pas une excuse. Nous sommes des êtres humains, pas des moutons. Nous devons utiliser notre intelligence.

La prochaine fois que les gouvernements porteront atteinte à nos droits et libertés, les Canadiens croiront-ils encore tout ce que leur diront les politiciens et les médias financés par l’État?

John Carpay, B.A., LL.B., est président du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (cjlc.ca).

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