ABBOTSFORD, Colombie-Britannique: Le Centre juridique pour les Libertés constitutionnelles annonce que ses avocats ont envoyé une lettre d’avertissement à la ville d’Abbotsford (la « Ville ») lui demandant de revenir immédiatement sur sa décision de refuser le permis pour l’événement « Let Us Worship Revive in 25 », prévu le dimanche 24 août 2025 au Mill Lake Park.
Cet événement s’inscrit dans le cadre d’une tournée chrétienne nationale mettant en vedette le musicien Sean Feucht. Les organisateurs affirment qu’une présence policière modeste serait largement suffisante.
Les responsables d’Abbotsford ont refusé d’accorder le permis pour des raisons de sécurité, dont les détails n’ont pas été communiqués aux organisateurs.
Après des mois de coopération et d’efforts pour répondre aux exigences de la ville, celle-ci a soudainement informé les organisateurs qu’elle avait besoin de « lettres de sécurité » de la police et des pompiers d’Abbotsford. Mais la ville a également déclaré que le chef de la police et le chef des pompiers
de la ville ne délivreraient pas ces lettres, car ils estimaient que les risques potentiels dépassaient les capacités de leurs services.
La ville se livre à une censure illégale.
Nos avocats ont demandé aux responsables municipaux, notamment au maire, aux membres du conseil municipal et aux autres membres du personnel, de conserver tous les documents relatifs à l’annulation de l’événement en vue d’une éventuelle action en justice.
L’avocat constitutionnel Marty Moore a déclaré : « L’annulation de ces événements religieux par des entités gouvernementales à travers le Canada révèle un manque flagrant de connaissance et d’appréciation de la part du gouvernement des libertés fondamentales du Canada, notamment les libertés de religion, d’expression et de réunion pacifique. »
« D’autres poursuites judiciaires ne sont pas exclues », a-t-il ajouté.
La ville se voit également rappeler la législation canadienne en vigueur en matière d’expression religieuse. Le juge en chef Brian Dickson a déclaré en 1985:
« L’essence même du concept de liberté de religion est le droit d’avoir les croyances religieuses de son choix, le droit de déclarer ouvertement ses croyances religieuses sans crainte d’entrave ou de représailles, et le droit de manifester ses croyances religieuses par le culte et la pratique ou par l’enseignement et la diffusion. »
Le président du Centre pour la justice, John Carpay, a déclaré : « En fin de compte, les garants de la liberté d’expression et des autres libertés garanties par la Charte n’est pas la Charte elle-même, ni les juges épris de liberté qui l’interprètent correctement, mais plutôt la culture et le tissu social de la société canadienne. Si les Canadiens chérissent la société libre dans leur cœur et comprennent leurs libertés constitutionnelles dans leur esprit, la société libre perdurera. »
Les responsables municipaux sont instamment priés d’autoriser la tenue de l’événement, moyennant la mise en place de mesures de sécurité standard, et de montrer ainsi que la ville d’Abbotsford respecte la liberté de conscience, de religion et d’expression de tous.