La Cour examinera l’annulation d’une conférence de la Dre Frances Widdowson par l’Université de Lethbridge

La Dre Widdowson s’adresse à des manifestants à l’Université de Lethbridge, où son événement a été annulé (courtoisie de Global News)
La Dre Widdowson s’adresse à des manifestants à l’Université de Lethbridge, où son événement a été annulé (courtoisie de Global News)

La Cour examinera l’annulation d’une conférence de la Dre Frances Widdowson par l’Université de Lethbridge

La Dre Widdowson s’adresse à des manifestants à l’Université de Lethbridge, où son événement a été annulé (courtoisie de Global News)
La Dre Widdowson s’adresse à des manifestants à l’Université de Lethbridge, où son événement a été annulé (courtoisie de Global News)

CALGARY, AB : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que les avocats de la Dre Frances Widdowson et de l’ancien étudiant Jonah Pickle comparaîtront devant la Cour du Banc du Roi de l’Alberta le 10 avril 2026, dans le cadre d’un contrôle judiciaire de la décision de l’Université de Lethbridge d’annuler une conférence publique de la Dre Widdowson. Celle-ci est une professeure titulaire à la retraite, reconnue pour ses travaux en politiques publiques autochtones et pour sa promotion du débat ouvert au sein des universités canadiennes.

Le contrôle judiciaire visera à déterminer si l’annulation par l’Université a porté atteinte aux libertés d’expression et de réunion pacifique des demandeurs, protégées par la Charte canadienne des droits et libertés.

La Dre Widdowson avait été invitée à prendre la parole à l’Université au début de 2023 sur le thème de la liberté académique. L’événement avait été approuvé et planifié, mais a été annulé peu avant sa tenue, à la suite de pressions exercées par des membres du corps professoral et d’autres personnes sur le campus.

Malgré l’annulation, la Dre Widdowson a tenté de livrer sa conférence sur le campus. L’événement a toutefois été perturbé par une importante manifestation : cris, slogans et vacarme ont empêché les participants d’entendre la présentation.

L’Université a justifié sa décision notamment en invoquant ses obligations en vertu de la loi albertaine sur la santé et la sécurité au travail, qui exige de maintenir un milieu exempt de « harcèlement » et de risques pour le « bien-être psychologique et social ». Toutefois, une décision procédurale antérieure a refusé aux demandeurs la possibilité de contester ces dispositions au regard de la Charte.

La contestation judiciaire a été déposée en juillet 2023. L’avocat constitutionnel Glenn Blackett affirme que cette affaire offre l’occasion de préciser la portée de la liberté d’expression sur les campus universitaires.

« Dans une société libre et démocratique, les universités doivent être des lieux où les idées sont débattues, remises en question et mises à l’épreuve, où les étudiants apprennent à penser de manière critique en étant exposés à des idées nouvelles, parfois difficiles », a déclaré Me Blackett.

Me Blackett poursuit : « L’Université a soutenu qu’elle annulait une prise de parole pour protéger ses étudiants autochtones. Ceux-ci recevront peut-être un diplôme, mais on leur aura refusé une véritable éducation universitaire. »

Les demandeurs demandent à la Cour de déclarer que l’Université a violé leurs droits constitutionnels et de confirmer que les universités publiques doivent respecter et protéger la libre recherche et le débat ouvert.

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