TORONTO, ON : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats financés par le CJLC comparaîtront devant la Commission des relations de travail de l’Ontario le jeudi 21 mai 2026 pour la prochaine audience dans le dossier des enseignants ontariens Matt et Nicole Alexander.
Les Alexander ont été congédiés par le Renfrew County District School Board en octobre 2023 après avoir refusé de « célébrer et d’affirmer » des enjeux LGBTQ incompatibles avec leurs croyances chrétiennes sincèrement tenues. Le couple soutient que la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario a manqué à son devoir de juste représentation en refusant de défendre adéquatement leurs libertés garanties par la Charte.
L’avocat constitutionnel Darren Leung affirme que cette prochaine audience constitue une autre étape importante afin de déterminer si des syndicats peuvent écarter les libertés fondamentales de membres dont les convictions s’éloignent des attentes idéologiques dominantes.
« Les Canadiens ne devraient pas perdre leur gagne-pain ni leur statut professionnel simplement parce qu’ils expriment des croyances religieuses sincèrement tenues », a déclaré Me Leung. « Cette affaire soulève d’importantes questions quant à savoir si les syndicats et les institutions publiques sont réellement prêts à protéger les libertés garanties par la Charte des employés qui défendent des points de vue traditionnalistes. »
Le dossier suit actuellement son cours devant la Commission des relations de travail de l’Ontario après des décisions antérieures ayant permis à la plainte des Alexander contre leur syndicat d’aller de l’avant.
Une décision concernant une éventuelle réintégration des Alexander dans leurs postes d’enseignants n’est pas attendue immédiatement.
Le CJLC est le principal organisme canadien de défense des libertés civiles, luttant pour la protection des droits constitutionnels devant les tribunaux et dans l’espace public. Fondé en 2010, le CJLC finance des avocats partout au Canada, dépend entièrement de dons individuels pour accomplir sa mission et remet des reçus fiscaux officiels à ses donateurs.
