VICTORIA, C.-B.: Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats financés par le CJLC contesteront la poursuite visant l’universitaire canadienne Dre Frances Widdowson. Elle a été arrêtée et reçue un constat d’infraction pour intrusion le 2 décembre 2025 à l’Université de Victoria (UVic), après avoir tenté d’engager la communauté universitaire dans une discussion sur les allégations controversées de tombes non marquées à Kamloops.
La Dre Widdowson s’était rendue sur le campus de l’UVic avec la cheffe de OneBC, Dallas Brodie. Leur démarche visait à susciter une réflexion de bonne foi sur un enjeu pertinent pour les politiques publiques. Or, l’université les avait prévenues la veille qu’elles « n’étaient pas autorisées à se présenter sur la propriété de l’UVic dans le but de s’exprimer publiquement » et avait dénoncé cette initiative sur son site web avant et après sa tenue.
Lorsque la Dre Widdowson est arrivée sur le campus, environ 100 manifestants agressifs l’attendaient à la fontaine Petch, où elle prévoyait prendre la parole. Les perturbateurs semblaient inclure un mélange de personnes se réclamant du communisme, de partisans du Hamas et d’individus associés à Antifa.
Face aux agents de sécurité de l’UVic et à plusieurs policiers de Saanich, la Dre Widdowson a rapidement reçu un avis d’intrusion. Ayant refusé de quitter les lieux, elle a été arrêtée, détenue environ deux heures, puis accusée en vertu du Trespass Act de la Colombie-Britannique, une infraction passible d’amendes pouvant atteindre 2 000 dollars ou d’une peine d’emprisonnement maximale de six mois.
La Dre Widdowson a déclaré : « Mon arrestation à l’Université de Victoria montre qu’il s’agit d’une institution complètement détachée de sa mission académique. »
« Elle perpétue depuis 2021 la fausseté voulant que 215 dépouilles d’enfants aient été confirmées à Kamloops, et cherche à censurer toute rectification de cette affirmation. Toute personne qui croit que les universités doivent être des lieux d’enquête ouverte et de pensée critique, et non de propagande et d’endoctrinement, devrait s’en inquiéter », a-t-elle ajouté.
L’avocat constitutionnel Glenn Blackett a affirmé : « L’Université de Victoria reçoit chaque année des centaines de millions de dollars des contribuables, tout en facilitant l’arrestation de Canadiens qui cherchent simplement à exercer une libre enquête sur le campus. »
Son équipe juridique contestera le constat d’infraction et défendra ses libertés garanties par la Charte, dont la liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique. Habituée aux controverses touchant la liberté académique, la Dre Widdowson avait auparavant été professeure titulaire à l’Université Mount Royal, d’où elle a été congédiée en 2021 après des critiques visant ses positions sur la politique identitaire et les politiques autochtones.
Un arbitre a ensuite conclu que son congédiement était injustifié.
Son ouvrage Disrobing the Aboriginal Industry, publié en 2008, a été finaliste au prix Donner en littérature de politiques publiques. Elle est également la récipiendaire 2025 du Prix George Jonas pour la liberté, décerné par le CJLC , pour son engagement envers la liberté d’expression et la recherche ouverte.
Des mises à jour seront fournies lorsqu’elles seront disponibles.
